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les ateliers d’écrire en lâcher prise

écrire une histoire

Désormais, vous n’êtes pas sans savoir que je me suis focalisé sur l’imagination, l’inspiration, la créativité, l’écriture libre et libérée. J’en ai déjà parlé sur mon blog et ma Newsletter. Si vous ne l’ignorez encore, Je vous invite à lire comment je suis passé du storytelling à l’imaginatique. Je vous raconte comment l’idée, l’étincelle, m’est venue. Et surtout, je vous présente très succinctement quelques ouvrages sur ce sujet qui m’ont particulièrement marqué.

Suite à ce rebondissement créatif, j’ai saisi l’opportunité de tester un nouveau monde d’ateliers d’écriture. Je dis « nouveau » parce que cela change des ateliers que j’ai pu animer jusqu’à présent. Ce ne sont pas des workshops d’écriture et de narration dans le secteur du livre, de la BD, de l’audiovisuel, du jeu vidéo, du transmédia, du jeu traditionnel… J’ai intitulé ces ateliers : « écrire en lâcher prise ».

Pourquoi lâcher prise ?

Le terme « lâcher prise » est, je pense, assez explicite. Il s’agit vraiment de libérer son écriture, de laisser libre cours à son inspiration, de débloquer son imagination.

J’avoue que, personnellement, je n’avais jamais manqué d’idées ou d’envie d’écrire. Néanmoins, ma créativité a été sérieusement challengée, pour ne pas dire ébranlée, pas la crise sanitaire (les confinements en particulier) et mes soucis de santé (qui ont touché mon cerveau et donc mes capacités neurocognitives). J’ai alors souffert du fameux syndrome de « la page blanche » (writer’s block, en anglais). Et cela m’a amené à recherches des solutions, des tactiques, des techniques pour faire sauter ce bouchon, ce blocage, ce frein à l’écriture. Ce qui est un comble pour un auteur professionnel. Vous en conviendrez.

L’idée constitutive de « écrire en lâcher prise » est de : écrire pour le plaisir, prendre du plaisir à écrire.

J’ai ouvert ces ateliers au grand public. C’est-à-dire des personnes qui n’ont pas d’attente spécifique, qu’elle soit technique ou professionnelle. L’objectif des sessions « écrire en lâcher prise » n’est pas d’expliquer comment rendre un récit plus rythmé, plus addictif, plus structuré, plus adapté aux attentes des publics, des éditeurs/ producteurs/ diffuseurs.

Je précise également que je n’ai pas découvert la thématique de la créativité en 2020. Je me suis déjà penché sur la question, mais je l’avais abordé de manière plus formelle, plus standardisée, plus corporate : braimstorming, mind thinking, idéation, mind mapping, post-it, mood board, miro… En effet, ces approches se concentrent davantage sur la création en groupe de travail ou pour des formats industriels. Pas vraiment sur la création libre et individuelle, sur le déblocage de l’auteur ou de l’artiste en panne d’inspiration ou de motivation. Et c’est vers là que mon cœur balance aujourd’hui.

Comment se déroulent ces ateliers ?

Atelier d’écriture en lâcher prise

Tout ça se passe dans un cadre très souple, sans enjeu, sans jugement, dans l’écoute bienveillante. Et c’est vraiment un plaisir de voir chaque participant accrocher à la magie de l’inspiration et du jeu d’écriture. Oui, c’est bien un jeu, un jeu sans enjeu (pas de note, pas de badge, pas de gain d’XP, pas de classement, pas d’objectif de qualité…). Le seul but est de faire… l’exercice. C’est tout. Le reste suit. C’est la magie de l’inspiration et de la créativité, comme le dit très bien Julia Cameron dans son livre : « Libérez sa créativité » (The Artist’s Way)

Je précise également que, pour l’instant, mes ateliers « écrire en lâcher prise » se déroulent en mode « analogique ». En clair, les participants utilisent le stylo et le papier. C’est utile, car l’écran, le clavier, les outils d’écriture digitale (même les correcteurs d’orthographe, les fonctions Do/Undo) altèrent notre processus d’écriture, notre inspiration, notre écriture. Contrairement à la bonne vieille méthode pen & paper, nous sommes plus dispersés, nous effaçons et recommençons une phrase autant de fois que nous voulons, nous ne suivons pas la chronologie de notre inspiration.

Je rappelle que l’idée n’est pas de travailler sur quelque chose de parfait, d’immédiatement éditable, mais de produire un rough, un brouillon, un premier jet le plus brut et original possible. C’est un peu comme le carnet de croquis pour un artiste, le carnet de notes pour un auteur. On y jette des idées, des essais, des trucs sans trop chercher à vouloir tout de suite un produit fini.

Ensuite, nous partageons, dans une démarche bienveillante et encourageante, ce que chacun a imaginé, écrit, créé. Ça aussi, c’est important, rompre avec la solitude et l’isolement de l’écrivain, seul face à sa page blanche. La phase collective de lecture et d’écoute et de discussion sur les contributions de chacun est fondamentale. C’est tout ça qui fait le sel et la magie de ces ateliers grand public que j’ai commencé à donner cet automne.

En conclusion

Après une première itération d’ateliers donnée entre l’automne et l’hiver 2023, j’ai pu voir que mon intuition était la bonne. En tout cas, j’ai vu cette magie de l’imagination et de l’imagerie créative fuser autour de moi. C’est-à-dire dans l’esprit des participants. J’en parle plus en détail dans ces vidéos de débriefing à chaud de mes premières sessions « écrire en lâcher prise » sur Youtube. Je vous invite à aller m’écouter pour en savoir plus.

Ces ateliers « écrire en lâcher prise » doivent être perçus comme des expérimentations, des essais, des tests, du « faire » et pas du « bien faire » ou du « parfait ». Les textes créés n’ont pas forcément vocation à rejoindre un livre, un roman, une nouvelle, un recueil, quel qu’il soit. Ce n’est pas leur fonction première et encore moins leur condition préalable.

Avant tout, je propose à mes participants de jouer avec mes amorces, mes prompts. « Écrire en lâcher prise », c’est accepter de s’amuser avec les mots, les phrases et les images qui viennent, se laisser emporter par le flow et écrire. Oser se laisser surprendre par ce que l’on a couché sur le papier. Que ce soit publiable ou non. L’idée est avant tout d’explorer ce qu’il y a en nous. Cet artiste intérieur que l’on méconnait, ce qu’il a envie d’exprimer, de révéler.

Attention ! Je ne dis pas que je propose de la thérapie par l’écriture. Mais, l’écriture est un acte création, et toute acte de création est un acte guérissant. Inévitablement, l’écriture, surtout quand elle est libre, détachée du contrôle du mental, va nous dire des choses…

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Ronan Le Breton

Ronan Le Breton Story Designer Story Teller Narrative Designer Auteur de mauvais genres

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