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NaNoWriMo 2020

Alors que novembre touche bientôt à sa fin, je me dis que je ne pouvais pas parler de cet événement d’écriture narrative qu’est le célèbre NaNoWriMo.
Vous ne savez pas encore ce qu’est le NaNoWriMo ?

Le NaNoWriMo, kézaco ?

Le NaNoWriMo est l’abréviation de : “National Novel Writing Month“, le mois (inter)national de l’écriture de roman, en français. Ce qui, au départ, était un événement américain, a pris des proportions de plus en plus énormes et internationales.
En 2015, plus de 400.000 personnes étaient officiellement inscrites à ce défi créatif. On peut imaginer qu’il y avait bien plus d’un million, si on inclut les participants officieux.

Et quelle est la nature du NaNoWrimo ?
Rien de moins qu’écrire un roman d’environ 50.000 mots (une taille tout à fait convenable, si on ne s’appelle pas Stephen King ou Ken Follet) en un mois. Ce qui revient à écrire 1667 mots par jour, en moyenne (50.000 mots /30 jours).

Ce qui est là encore, une sacrée cadence. Je rappelle à tout hasard qu’un auteur confirmé comme Stephen King s’oblige à écrire 2.000 mots par jour, soit tout juste 333 mots de plus que l’objectif du NaNoWriMo (en acceptant l’idée que Stephen King ne fait pas de pause familiale le week-end)…

Quel est l’intérêt de ce défi littéraire ?

  • Tout d’abord écrire, pratiquer comme tout artiste !
  • J’ajouterais ensuite, car c’est à mon avis aussi la force de défi, de créer sous contrainte
  • Enfin, lâcher prise. Tenir une telle cadence signifie mettre de côté son ego, l’autocritique (dévaluation, le défaut récurrent de l’artiste). Le fondateur de NaNoWriMo le rappelle bien, il s’agit d’abord de faire de la quantité, pas de la qualité.
    Ce qui me rappelle à juste titre le leitmotiv de Julia Cameron (dans Libérez votre créativité) qui insiste tout au long de son livre sur l’idée que l’artiste est libre de créer, à partir du moment où il cesse de penser (vouloir contrôler) son processus de création en pleine action.

Si vous ne connaissez pas encore NaNoWriMo, vous n’avez qu’à cliquer sur le lien de ici

Pour ceux qui entament la dernière ligne droite

  • Vous devez vous féliciter d’être encore dans le jeu !
  • Peu importe le nombre de mots que vous écrivez par jour
  • Peu importe le total de mots depuis le début
  • Vous avez relevé le défi créatif
  • Vous vous êtes libéré de votre esprit cartésien et procastinateur
  • Continuez, sans forcer : votre but n’est pas d’atteindre les 50.000 mots, mais d’aller au bout de cet effort, de cette aventure
  • Et tant pis, si vous craquez avant le 30 novembre, vous aurez joué le jeu, jusqu’au bout des ongles (de la plume).
  • Et à noël ou au nouvel an, vous (re)lirez votre tapuscrit et vous verrez… Vous allez être surpris. Non seulement par la quantité produite, mais par les idées, les fulgurances qui émaillent votre récit !
  • Je vous l’assure : le nombre de fois où je suis étonné en relisant mes écrits. Quand on s’immerge vraiment dans le processus créatif, dans le flow, on s’oublie, on s’ouvre à une autre dimension. Et c’est cette autre entité qui écrit à votre place !
    Appelez-la “Inspiration, “Muse”, “Créativité”, “Dieu”, “Inconscient Collectif”, “Noosphère”… Peu importe, il s’agit du même phénomène.
  • Ce récit, ce premier jet, ce sera votre cadeau. Vous le reprendrez peut-être, pour en faire un roman plus riche et plus construit. Ou il restera dans cet état de brouillon, de doodle.
  • Peu importe, vous n’avez pas épuisé votre réserve créative, tant que vous parvenez à lâcher prise pour écrire. Ce n’est qu’une étape dans votre parcours artistique

Et ceux qui ont malheureusement déjà décroché

  • Tant pis, vous avez quand même accepté de jouer le jeu
  • Vous êtes parvenu à écrire, écrire…
  • … Sans trop penser à faire le chef d’oeuvre de votre vie, juste créer librement
  • La prochaine fois, vous ferez mieux, et vous avez peut-être déjà fait mieux que la fois précédente
  • Maintenant, laissez reposer votre tapuscrit…
  • Vous le lirez à noël ou au nouvel an, vous allez être surpris. Non seulement par la quantité produite, mais par les idées, les fulgurances qui émaillent votre récit !
  • Je vous l’assure : le nombre de fois où je suis étonné en relisant mes écrits. Quand on s’immerge vraiment dans le processus créatif, dans le flow, on s’oublie, on s’ouvre à une autre dimension. Et c’est cette autre entité qui écrit à votre place !
    Appelez-la “Inspiration, “Muse”, “Créativité”, “Dieu”, “Inconscient Collectif”, “Noosphère”… Peu importe, il s’agit du même phénomène.
  • Ce récit, cet premier jet, ce sera votre cadeau. Vous le reprendrez peut-être, pour en faire un roman plus riche et plus construit. Ou il restera dans cet état de brouillon, de doodle.
  • Peu importe, vous n’avez pas épuisé votre réserve créative, tant que vous parvenez à lâcher prise pour écrire. Ce n’est qu’une étape dans votre parcours artistique

Qu’en est-il du cru 2020 ?

Je vous souhaite en tout cas, à tous ceux qui sont encore en jeu…
COURAGE & PAS TROP D’EXCES de zèle ou de substances dopantes (chocolat, Cola, macarons, café, cigarette, Spritz…)

Je vous donne en tout cas rendez-vous en 2021 pour la prochaine édition, j’espère bien être enfin apte à jouer le jeu… le plus longtemps possible*.
Car, l’important dans ce défi, est de participer, d’écrire, écrire, plus et plus longtemps que la fois d’avant ou que d’habitude.
Pas de dépasser les autres, mais de se dépasser, apprendre à faire confiance en sa créativité, son talent.
Pour arriver un jour à terminer son premier roman, qui ne sera pas peut-être pas publié (comme ce fut mon cas), mais qui sera une étape importante avant la première signature ou publication.

* — Il s’étire au delà d’un week-end (comme pour un hackathon, une game-jam, un atelier créatif hors vacances scolaires), puisqu’il s’agit de tenir le rythme sur 30 jours… C’est un marathon-sprint, c’est intense, éprouvant

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Ronan Le Breton

Ronan Le Breton Story Designer Story Teller Narrative Designer Auteur de mauvais genres

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